Notre mission en 2004 :

Un grand souvenir. Sans doute pas plus ni moins de souvenirs que les 6 années précédentes. Chaque voyage est un grand moment, une grande aventure.

Tout commence bien avant le jour du départ, tout commence avec les préparatifs : il faut savoir que pour partir au Mali, il faut s’y mettre des mois à l’avance ! ! Il faut bien sur un passeport et le visa du pays, mais ce n’est pas tout. En effet, le Mali, comme beaucoup d’autres pays d’ailleurs, est terrassé par les maladies infectieuses, il faut donc prendre ses précautions : fièvre jaune, typhoïde, hépatites, méningites… et tous les rappels de nos vaccins plus classiques à vérifier !

Papiers, vaccins… ce n’est pas tout, il faut aussi penser à tout le reste, des vêtements adaptés, ni trop chauds (bien sûr !) ni trop peu couverts (il y a des moustiques !), pas trop de vêtements d’ailleurs, il ne faut pas non plus s’encombrer. Il y a aussi tout ce qui pourrait servir pour jouer à MacGyver en brousse : fil, corde, aiguille, scotch, ciseaux, papiers, crayons… Il faut savoir que l’on peut se retrouver à devoir accrocher des moustiquaires à des endroits très particuliers, et pas tout à fait pratiques ! Tiens, la moustiquaire, autre outil particulièrement indispensable, et pas seulement pour se protéger des moustiques, mais aussi pour se forger un nid douillet, à l’écart, un coin qui semblerait presque frais, un petit chez soi complètement ailleurs. Enfin, et non des moindres, les médicaments qui sont utiles, mais qui n’évitent pas la turista !

Bon, voilà, il faut tout de même parler de tout le reste du voyage ! Première étape : arriver à Orly. Là, tout le monde se débrouille, train, voiture, avion… tous les moyens sont bons pour arriver à bon port (aéroport !). En tout cas, les premiers arrivent à Orly vers 11h, et tout ça pour s’enregistrer vers 18h… comme quoi, on avait le temps !

Et à 18h, c’est parti, enregistrement (les seuls blancs à partir ! Nous étions repérables !), embarquement. Là, un charmant Stewart nous réunis dans un coin de l’avion, pour ne pas être séparés pendant le vol : merci ! Cependant, ce ne fut pas sans remous, les autres passagers voulaient vraiment ‘leur’ numéro, mais l’important, c’est que tout se soit très bien fini.

Arrivée à Bamako à 2 heures du matin, quelle chance avions-nous d’être attendu par des internes en médecine de la ville. Tout était prêt, taxis, lits à l’internat. Le problème, c’est qu’une troupe de vingt français qui arrive, ça fait du bruit encore désolé de vous avoir réveillé

L’étape suivante, c’est bien sûr le train… le fameux train Bamako-Dakar. Il nous a fallu environ trois jours, et l’aide de plusieurs maliens pour avoir des billets. Le réseau est « pourri » par la contrebande et le marché noir, c’est difficile de se retrouver dans un tel environnement. Bamako est une ville chargée de culture, mais de cultures qui sont bien sûr pour nous très différentes, et il nous a fallu une certaine adaptation. Au final, c’est un wagon entier qui a été rajouté pour nous.

Nous voilà alors partis pour Kayes, trois jours après notre départ de Paris. Le train est vraiment un moyen de transport qui permet découvrir des paysages fantastiques, mais c’est aussi très inconfortable et plutôt risqué. En effet, nombre de fois, des amis à nous, maliens, nous ont bien dit de protéger nos bagages, le vol est partout dans ce train. Jusqu’à Kayes, nous fûmes suffisamment prudents. Malheureusement, cela n’a pas duré, et deux d’entre nous se sont fait voler leurs papiers, mais aussi et surtout leurs billets d’avions. En bref, les assurances ne fonctionnent pas pour les vols, donc ce fut difficile pour eux d’organiser leur retour. Ils ont du rejoindre Bamako avant tout le monde, et à l’agence de la compagnie aérienne, le ton est monté, mais en vain. Pour tout le monde, cela reste comme l’ombre au tableau.

Autre souci, résultant du vol, c’est que la carafe pour filtrer l’eau (et donc avoir de l’eau potable), était aussi dans le sac volé. Tous les membres concernés en ont donc souffert. Le train est arrivé à Kayes à deux heures du matin, il nous a donc fallu trouver un hôtel, comme ça, à l’aveugle. Nous nous sommes décidés pour l’un des plus proches, et non des moins chers malheureusement et avons eu la grande surprise de découvrir que des prostituées y ‘travaillaient’. Mauvaise pioche ! C’est de là, que peu à peu, les groupes se sont séparés, ayant pris la direction de leur village. Il fut parfois difficile de partir, sachant que derrière soi on laissait des personnes avec des soucis d’eau potable… Grosse boule au ventre pendant toute la suite du voyage !


Voyage 2004

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