


Koussané (2004) :
Dam, Olivia, Fab’, Aurore, Landry (Un interne en médecine de Bamako) et moi-même quittons, après avoir passé une petite semaine ensemble de Bamako jusqu'à Kayes (ce qui équivaut à une vrai course : essayer d’avoir les billets de train, changer de monnaie, poser les papiers à l’ambassade, visiter, s’acclimater, passer 20h dans le train pour Kayes...) le groupe vers 13h à Kayes.
Des correspondants nous ont amenés au « garage de Koussané » (à Kayes), d’où aura lieu notre départ pour Koussané. Fab’ commence à aller mal. Après quelques minutes…(en fait :quelques heures) d’attente, nous partîmes :1h de goudron et 1h de brousse, soit de tape-culs, plaisir des yeux, convivialité avec les autres gens du camion-brousse. No problème…juste quelques hésitations avant de traverser quelques mares de boue ou lors du contrôle de papiers, Landry a dû descendre du camion (il est gabonais) :est-ce qu’il a monnayé son passage ? (on a oublié de lui demander)
Nous sommes bien accueillis au village (de nuit). Fab’ était complètement paumé, trop mal…Petite visite (de nuit) du dispensaire où l’on va vivre pendant 3 semaines parmi eux, « baptisés » comme eux, mangeant comme eux (ou presque :ils nous gâtaient) Levée du soleil et des mères de famille du dispensaire (soit les 2 femmes de l’infirmier) à 6h, mais levée de l’Imam, de l’âne et du coq dès 5h30 environ. Levée de tout le monde vers 6h30-7h…de Dam vers 7h30 et de Landry vers 8h.
Choc des cultures pour Landry, petit gars de la ville, qui n’avait pas été préparé à l’expédition. Il s’en remet vite quand même et tout le monde l’adore au bout de 2 jours. Côté maladies, Fab’ et Aurore se relaient (turista, bronchite…oui oui :bronchite). Dam’ et Olivia y échappent.
Jour de triage des médicaments ramenés de France : tout le conseil est là…On répertorie tout. Le nombre de préservatifs suscitent l’hilarité : « pourquoi faire ? », « Apparemment », il y aurait plus de MST en ville que dans les villages de brousse.. Le rangement des médicaments prendra 2 jours : on complète mutuellement nos connaissances sur le rôle des médicaments, les effets secondaires…
Quand on n’est pas malade, le matin, on pouvait être avec la sage-femme, l’aide-soignant, le pharmacien ou l’infirmier(quand il n’est pas en train de « sauver des vies » à Tombouctou…enfin, je veux dire, à Trémaouézan ; cela grâce à un véhicule de prédilection qu’est la moto).On prodiguait des soins primaires, on vaccine, on pose des perfusions pour soigner du paludisme (le grand fléau..), etc…
Sinon, les autres activités du matin : lessive(le grand jour !),vaisselle, remplissage de gourde(vital !), douche (seul plaisir de la journée quand on est vraiment malade : de l’eau et du soleil..)
L’après-midi : sieste, jeu de dames, balades en brousse, visites de courtoisie(très important !), regarder des matchs de foot d’enfants ou de plus grands, réunion avec le maire et Compagnie.(après la sieste..),bracelets, dessins avec les enfants (très demandeurs de ces activités), thés, apprentissage de la langue la plus parlée au pays :le bambara, rencontres enrichissantes..
Les réunions de prévention avaient également lieu l’après-midi. 2 cours sur les MST furent écoutés par un groupe d’hommes puis par un groupe de femmes et un cours sur la bilharziose entendu par un groupe mixte .Beaucoup de patience fut nécessaire pour organiser ces réunions..
Au pharmacien ,à l’aide-soignant, au vétérinaire du village et quelques autres personnes intéressées, nous fîmes un cours synthétique(étant donné que nous n’avions pas été préparés mais ce fut largement suffisant) d’anatomie et de physiologie du corps humain :ils savaient(par exemple) que le sang circule dans des vaisseaux mais ignoraient qu’il existe plusieurs types de vaisseaux : veines, artères, capillaires, lymphatiques.
Quelques jours furent prévus pour se rendre à Kayes, se ravitailler en médicaments, fournitures scolaires, moustiquaires (que nous avons revendues à plus bas prix par la suite selon les souhaits du maire) et pour nous :en fruits, légumes, qu’il n’y avait pas au village. En gros, e midi nous mangions du riz avec une sauce à chaque fois différente et le soir des pâtes avec une sauce différente à chaque fois (exceptionnellement :omelette du pharmacien…délicieuse !)
Le soir : veillées avec le pharmacien, curiosité du village, avec les enfants les jours d’orage, avec la moitié du village(enfin, ’exagère..)devant une « projection télévisée », branchée sur un groupe électrogène… ou dodo tôt, selon l’état. Le 22 septembre :jour de fête, c’est l’anniversaire de l’indépendance du Mali : il y a des jeux, danses au son du tam-tam..
2 ou 3 octobre :adieux au village. Retour à Bamako où l’on retrouve le reste du groupe, pour une dernière semaine au Mali : trocs de marchandages, derniers « plaisirs des yeux », derniers contacts avec ce pays délicieusement déroutant…
L'association n'est pas partie dans ce village en 2007