


Bamako :
Bamako est une ville enivrante et fatigante à la fois. Tout s’y mêle, les cultures, les couleurs, les langues, les odeurs, les riches, les pauvres, les sains, les malades, le bonheur, le malheur, les rires, les larmes…
Mais avant tout, présentons la ville. Bamako, capitale du Mali, est une ville qui, en 2004, comptait près du million d’habitants, les bamakois. Elle représente le centre administratif du pays, et se situe à la croisée des flux commerciaux. La ville est divisée en 6 communes dirigées chacune par un maire.
Située sur le fleuve Niger, Bamako est cernée par des collines. 37000 habitants en 1945, 100 000 en 1960 à l’indépendance du Mali, aujourd’hui, c’est plus du million d’habitants qui vit dans la ville et sa banlieue. De partout, les Maliens viennent à Bamako pour rechercher du travail : cette explosion démographique totalement incontrôlée continue encore. Cette population impressionnante, ce melting pot, explique l’âme si particulière de la ville. C’est aussi une source de nombreux problèmes en matière de pollution (les yeux et la gorge piquent à Bamako !), de circulation (complètement folle), mais aussi d’hygiène bien sûr.

Bamako est un véritable carrefour, du Mali, mais aussi de toute l’Afrique de l’Ouest, entre les villes de Dakar, Abidjan, du Niger ou encore du Togo…
Cette position de carrefour explique certains aménagements du territoire, vestiges d’une Afrique coloniale. L’un de ces aménagements est la voie de chemin de fer de Bamako à Dakar, en passant par les villes de Kati, Négala, Kita et Kayes. La route, « le goudron » comme l’appèlent les Maliens, permet aussi de se rendre dans les villes du pays, comme à Koulikoro, Kati, kolokani, Ségou, Sikasso. Bamako, c’est aussi un aéroport international avec, notamment, des départs pour les capitales des pays environnant ainsi que pour Paris. Autre axe de communication non négligeable : le fleuve en direction de Mopti ou encore Gao.
Comme nous l’avons dit, Bamako, c’est le centre administratif du pays. On y trouve la majorité des ministères, et bien sur le palais présidentiel de Koulouba dominant toute la ville du haut de sa colline. Ce palais est aussi un vestige du Soudan colonial.
Sur la route du palais, vous croiserez sans doute le musée national du Mali et le parc zoologique. Le musée n’est pas vraiment très grand, mais les quelques collections que le Mali possède encore méritent le détour, vous voyagerez alors au fil de l’histoire du pays et de sa culture. Quant au parc zoologique, il est difficile de faire des commentaires : le manque de moyens du pays s’affiche terriblement dans ce parc dans lequel les animaux errent tels des fantômes attristant.

Au cœur de la ville, deux marchés se distinguent. L’un, centre économique, porte le doux nom de « marché rose ». Vous cherchez quelque chose ? C’est au marché rose qu’il faut fouiner, c’est là qu’il faut se perdre dans le dédale des boutiques, jusqu’à ne plus en voir la couleur du ciel ! L’autre marché, c’est le marché des artisans. Là, plus que centre économique, c’est aussi un centre touristique : vous voulez oublier les ‘toubabou’, n’y allez pas, vous voulez ramener des souvenirs, tissus, bois, métal…, précipitez y vous !
Cela fait bien sûr peu à dire sur la ville de Bamako… tant de choses seraient possibles à raconter. Mais ces choses là ne se racontent pas vraiment, elles se vivent. Bamako, c’est une explosion de découvertes, de rencontres, de gens formidables, des arnaques aussi parfois (oui oui, attention ! !), mais c’est aussi une des villes d’Afrique considérée pour l’instant comme des plus sures, alors profitez-en !