Aourou - Année 2006 :

Comme tout le monde, l’arrivée à Kayes signe le début de la véritable aventure. C’est ici que chacun part rejoindre son village… Non contents de se séparer si tôt, nous décidons de rester encore un peu avec les groupes de Sérénaty et Sareyejo et de faire le chemin qui nous mène à Aourou ensemble, ces deux autres villages se trouvant un peu plus loin.
Départ le 14 septembre: 60 km en direction du Nord, à parcourir en taxi brousse (pratique pour explorer les « dénivelés » de la route !). Après plusieurs heures, nous apercevons un pont : l’entrée d’Aourou ! Nous voici nous voilà, bonjour bonjour !! Dites euh… à qui doit-on s’adresser ? Il y a de l’animation par ici, le poste de sécurité, des gens qui discutent… celui-là a l’air sympa, allez on y va ! Toute cette effervescence, tous ces gens qui nous regardent, pas un seul ne vient nous voir, au bout de quelques temps, nous avons fini par comprendre : nous n’étions pas attendus. « Ca commence bien ! »

Finalement les nouvelles vont vite, pendant que l’on se sentait observé, tout s’activait derrière et voici qu’un homme vient nous chercher : sacs sur le dos, nuit qui tombe, plusieurs centaines de mètres parcourues et nous voici au dispensaire !!

C’était parti pour 3 semaines de vie dans ce village de la commune de Djelebou, en compagnie des gens du CSCOM, à commencer par Magigui Camara, l’aide-soignant, chargé les premiers matins de nous apporter le pain et le thé. Pour continuer dans la série repas, le midi et le soir c’était Kumbani, l’infirmière obstétricienne, et Barakathie, la matrone qui s’assuraient de notre alimentation!
Founé Camara, le chef de poste, nous a quant à lui guidé durant tout notre séjour en nous présentant tel ou tel villageois, en nous racontant l’histoire du village, en nous parlant des besoins du dispensaire…

Une journée type à Aourou :

Réveil 8h, 9h, suivant l’état de fatigue. Petit dèj, douche après avoir rempli nos seaux au robinet (eh oui, à Aourou, l’eau ne sort pas des puits mais des robinets, une ONG allemande ayant fait un énorme geste…). Jusqu’à midi, allers-retours entre le centre et l’école pour mener à bien nos projets. L’après-midi, repos à l’ombre de « notre » arbre pendant que le village se repose tant la chaleur est insupportable. Après 16h, repartis pour bouger et s’activer jusqu’au coucher du soleil.

Les projets :

Ils concernaient à la fois l’école, le CSCOM (centre de santé communautaire) et les animateurs de santé. Commençons par l’école :
A l’opposé du dispensaire, à l’entrée du village, se trouve celle-ci. Les bâtiments du 1er cycle sont repérables facilement : bien moins flambants que ceux du 2è… les ânes envahissent les lieux pendant les vacances : les portes ne ferment pas ; les tableaux ne sont plus très noirs. Nous avons donc étalé de l’ardoisine sur quelques tableaux, fait poser des serrures aux portes, empêchant les animaux d’y faire leurs affaires, et acheté du matériel scolaire (livres, outils de géométrie, outils de maître…)


Aourou

Le CSCOM :

Contrairement à toutes nos idées, c’est du matériel et encore du matériel qui manque là-bas. Alors l’association a aidé le centre en achetant le nécessaire !!

Les animateurs de santé :

En 2003, Samuel (étudiant en médecine, bientôt médecin) et David (Infirmier) ont entrepris la formation d’animateurs de santé. Ils voulaient favoriser l’information à la santé, en formant des gens sur place, aptes à se faire écouter, et surtout comprendre. Cette action visait à sensibiliser la population sur des thèmes tels que le sida, la bilharziose, la grossesse, la contraception, la nutrition… Lors de leur rencontre ils nous ont évoqué leurs problèmes, leurs demandes, nous leur avons apporté de nouveaux classeurs (support écrit de toute la formation) et notes ont été prises pour les aider lors de notre prochaine visite.

3 petites semaines passées dans le village, 3 petites semaines pendant lesquelles avec nos petite moyens, nous avons tenté d’améliorer la vie du village. Sans nous en rendre compte, il était déjà temps de repartir, tout d’abord rejoindre les autres à Kayes, avant de prendre la route pour Bamako, puis l’avion pour Brest…

Quelques images...


Aourou