


L'économie du Mali :
La population du Mali vit essentiellement de l’agriculture. L’axe économique principal correspond au fleuve Niger. Cependant, la construction du barrage de Manantali sur le fleuve Sénégal fait envisager une restructuration de l’espace économique du pays par un déplacement vers ce fleuve, riche en potentialité hydroélectrique. Les possibilités d’irrigation motivent également cette translocation.
L’agriculture :
L’agriculture, à elle seule, fait travailler plus de 8 maliens sur 10 et génère près de 45% du PIB. Les contraintes naturelles rendent cependant particulièrement irrégulière la production, en effet, le pays peut être régulièrement soumis à des sécheresses ou encore, comme ce fut le cas en août - septembre 2004, aux ravages des criquets pèlerins. Les principales cultures du pays sont : le mil, le sorgho, le coton et l’arachide.
Le pays ne possède pas de marché foncier agricole, ainsi, malgré la législation malienne, c’est selon la tradition que l’accès aux terres peut se faire.
La politique de l’état s’est recentrée sur l’agriculture : en 1981, le marché des grains a été libéralisé et le secteur agricole privatisé. L’Etat mène une politique de désengagement et de décentralisation.
L’élevage tient également une place importante dans le pays, cela représente d’ailleurs le 5e du PIB pour l’un des plus importants cheptels du Sahel.
Après le coton, l’élevage est d’ailleurs l’un des principaux produit d’exportation. Les éleveurs sont en particuliers les peuls et les touaregs à vie nomade, occupant le centre du pays.
La construction de barrages sur les fleuves Sénégal (de Manantali) et Niger (Sélingué et Markala) a marqué le développement d’un espoir agricole, notamment pour le coton avec le barrage de Markala construit en 1934. Les barrages forment un point d’honneur pour la lutte contre la désertification et la réalisation de l’autosuffisance alimentaire. Un 4e barrage est d’ailleurs en projet sur le Niger, pour développer le Liptako-Gourma.
L’industrie :
Celle-ci repose essentiellement sur le secteur minière : le sol du pays est riche en gisements de bauxite, de fer, et de manganèse. Il faut malheureusement déplorer les difficultés d’exploitations, du fait notamment de la pénurie énergétique mais aussi de l’enclavement des sites. Sel, Phosphates, Diamant, Gypse et Or sont cependant exploités.
Le secteur secondaire ne représente que moins de 5% de la population active, et c’est à peine 10% du PIB qui est produit par ce biais. Au Mali, secteur secondaire rime avec afro-industrie et textile, représentant la moitié des activités de transformation. Comme pour le reste de l’économie, il est marqué par la privatisation et les investissements privés.
Le secteur tertiaire :
Il concerne peu d’emplois mais fournit la plus grande part des richesses. De nombreux investisseurs ont profité de la libéralisation, comme les petis commerçants. Les échanges extérieurs du pays sont largement déficitaires, le pays est en plus particulièrement vulnérable à la moindre chute du cours du coton, et la dette extérieure est un mûr difficile à franchir (108% du PNB).
Le Mali est relié à la mer par deux lignes de chemin de fer, à partir de Bamako, l’une conduit à Dakar, l’autre à Abidjan, et ces lignes sont en mauvais états. De plus, seul 8% des 18000 km de routes est bitumé. Rien ne favorise les échanges du pays.
Le Mali reste donc l’un des 5 pays les plus pauvres d’Afrique.